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Répartition des tâches
A Vernier, un projet gigantesque vient d’obtenir le feu vert : 1000 logements et 4000 emplois. Si on compte bien, ça fait au moins 3000 personnes, parenté non comprise, qui vont devoir se loger ailleurs. Où ? En France voisine, bien sûr. C’est comme ça depuis cinquante ans : Genève accueille les emplois et le Pays de Gex les employés.

Princes et manants
Au pied de la colline sur laquelle Voltaire avait bâti son château, la famille de l'alors maire, Duty, avait vendu à Bouygues un beau terrain agricole sur lequel le promoteur s'empressa, grâce à un permis de construire signé par le toujours maire Duty, de construire une massive enfilade de vilains immeubles "résidentiels", faussement baptisés "Grand Siècle" puisque le Grand Siècle de Louis XIV était le XVIIe alors que celui de Voltaire et des Lumières le XVIIIe. On ne demande pas à des bétonneurs de lire les philosophes...
Pégan de velours Duty Free ayant été renvoyé à ses chères et hypothétiques études, c'est aujourd'hui à la nouvelle équipe de trouver un nom à la voie menant à ce désastre urbanistique. La commission ad hoc avait choisi le Salève, parce qu'il se trouve dans l'axe exact de la nouvelle rue. En catimini pourtant, c'est un autre nom qui semble avoir été choisi: "impasse des Pégans". Pégan, c'était autrefois le sobriquet des manants et laboureurs vivant dans la plaine gessienne. Les Dutil, ancêtres des Duty, étaient de ceux-là, au temps de Voltaire. Pourquoi alors ne pas avoir tout simplement appelé cette voie "Impasse Duty", en souvenir de cul-de-sac dans lequel le maire d'alors avait mené la cité ?
Fabienne Faure préfère la position du missionnaire
"Fabienne Faure démissionne du Modem" .C'est en substance la teneur d'un (faux) communiqué adressé à la presse régionale, le mardi 2 février. La campagne des régionales est à peine lancée que les coups fourrés se ramassent déjà à la pelle. Fabienne Faure, première sur la liste du Modem pour le département de l'Ain, assistait au conseil municipal de Ferney lorsqu'une agence de presse l'a appelée pour lui demander confirmation de ce départ... dont elle n'avait jamais entendu parler.
A l'origine de tout ça, un mail signé d'un autre candidat Modem, Thomas Rudigoz, qui est lui aussi tombé des nues, au point qu'il a décidé de déposer plainte pour usurpation d'identité. Bref, tout ça n'était que fausses rumeurs. Nous voilà rassurés puisque, pour l'instant du moins, Fabienne Faure continue à préférer la position du missionnaire à celle du démissionnaire.
Thoiry dans la m...
"La crotte. d'une profondeur de 80 cm, aspect caractéristique de Thoiry, qui n'en compte plus que trois..." Grâce au Daubé (22.11) Les langues commencent à se délier. Non, il n'y a pas que des trous du cul à Thoiry. Il y a aussi des crottes. Trois au total. A quels trous du cul appartiennent-elles? Quand ont-elles été moulées? En manque-t-il à l'appel (ou à la pelle)? Les coupables vont-ils se dénoncer ou faudra-t-il recourir à l'ADN ?
Les Thoirysiens sont dans la merde! Ce qui, concernant d'éternels Orgueilleux, ne peut que nous réjouir.
Poker menteur
Imaginez un instant que vous disposiez d'une modeste maison à la campagne, avec une vieille grange au fond du parc. Un beau jour, une bande de margoulins vous propose une somme, représentant plus des trois quarts de votre budget familial annuel, simplement pour pouvoir organiser des soirées poker dans votre grange. Que faites-vous?
Vous acceptez, bien sûr. C'est aussi ce que fit en 1954 le pater familias local, Marcel Anthonioz, en accueillant dans sa grange un casino. Pendant plus d'un demi siècle, Divonne allait pouvoir toiser les familles et les communes voisines, s'offrir un député puis un deuxième, un lac et, plus récemment, une esplanade sur ce même lac.
Retour aux sources
Hélas, le poker autour d'une table, ça a eu payé mais ça ne paie plus. Ou en tout cas ça paie moins. La famille divonnaise va bientôt devoir vivre comme ses voisines, c'est-à-dire chichement. Sans aller jusqu'à faire les poubelles, elle va devoir apprendre à compter ses petits sous, à n'acheter que le strict nécessaire, à ne plus emprunter à tire-larigot. Sera-t-elle capable, d'un coup de baguette magique, de revenir aux années cinquante? Oui, sans doute. La meilleure preuve? Pour ramasser les ordures, elle s'apprête à acquérir une charrette et un vieux canasson. L'an zéro n'est plus très loin.
Blanc – Bertrand :
Leur amitié atteint des sommets !
Début novembre, tout ce que la région « franco-valdo-genevoise » compte de caciques s’est retrouvé au sommet du Salève pour signer l’Acte II du projet d’Agglométation dans lequel, soit dit au passage, le Pays de Gex pèse à peu près autant qu’une plume de mésange à la période de couvaison.
Tous ces braves gens ( Queyranne, Cramer, Borrel, Blanc, Bertrand et les autres) avaient emprunté le téléphérique à la montée mais l’un au moins a bien failli redescendre en vol plané. A la fin de ce joyeux pince-fesse, le vain Blanc et l’Empoudré Bertrand se sont retrouvés «sur le champ» qui domine le précipice et, sans épée ni témoin, il a bien failli y avoir du sang. Le vent d’altitude n’a pas réussi à brouiller les multiples noms d’oiseaux qu’ils ont échangés. Ils en sont même venus aux mains, se bousculant comme de méchants potaches boutonneux amoureux de la même blondasse, au risque de basculer dans le vide. Si aucun d’entre eux n’est finalement tombé, c’est qu’aucun n’était prêt à mourir pour ses idées ni à passer en prison les belles années que lui réservent encore la politique gessienne et le soutien bêlant des électeurs.
Le vain Blanc chez les Verts ?
Tout le gratin qui préside aux destinées de notre future Agglomération (franco-valdo-genevoise) s'est dont retrouvé au Salève pour signer l'Acte II de ce mirobolant projet transfrontalier. Il y en aura pour tout le monde, en particulier du côté français: une cité des métiers à St Julien, le campus des biotechnologies à Archamps, l'accueil des ONG (organisations non-gouvernemantales) à Annemasse, pourtant bien plus éloignée des Nations-Unies que Ferney, Prévessin ou même Divonne. Alors, pour le Pays de Gex, rien ? Que si ! Une coulée verte jusqu'à Annemasse !
Sur la photo (DL 10.11), le vain Blanc domine allègrement tout cet aréopage (Queyranne, Cramer, Borrel, etc.). Mais par la taille uniquement car, pour le reste, il ne domine plus rien du tout. A part, bien sûr, les coulées vertes. Après l'avoir placé sous curatelle à Divonne, il va bientôt falloir le mettre sous tutelle à la CCPG.
Etienne pense à Fernande
Divonne, capitale de la culture et du bon goût. On n’est pas loin de le penser, à la lecture du carton d’invitation envoyé par le vain Blanc pour le lancement de la saison culturelle 2009-2010, le 6 septembre. A cette occasion, les Divonnais pourront applaudir leur maire – comme toujours – mais aussi une œuvre impérissable dont le titre est : "Oh là là Fernande,v’là qu’ça m’remonte" . Plutôt bandant, non ?
Sites internet :
Ferney dernier de la classe
Selon une enquête réalisée par l’excellent Sébastien Colson pour le Daubé (10.7), Ferney arrive bon dernier, après Divonne, Saint-Genis, Gex, Prévessin et Thoiry, pour la qualité – si on ose utiliser ce terme - de son site internet. Colson épingle entre autres la réactivité du site ferneysien : on y invite actuellement les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre (2008) en vue des élections européennes du 7 juin (2009) !
Le sens de l’information immédiate et la pratique de la langue de bois permanente ne se limitent pas au seul site web. Sur papier aussi, Ferney fait fort. Ça commence par un document choc en couverture du Ferney Magazine (Juin à août, mais sorti à la mi-juillet…), directement lié à la brûlante actualité ferneysienne : la photo d’un apiculteur soulevant le couvercle de sa ruche !
Cette forme particulièrement percutante de journalisme d’investigation se poursuit à l’intérieur. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Parlant du marché « bio » de printemps, retentissant bide auquel n’ont participé que deux pelés et trois tondus, le rédacteur écrit sans rire : « Vu le succès de ce premier marché bio, l’opération sera reconduite à l’automne ». Avec les fruits et légumes restant du marché de printemps ?
On sent aussi que les différents auteurs s’efforcent de rédiger le bulletin municipal en s’adressant à tous, y compris ceux qui n’ont pas fait d’études ou qui ne sont pas de langue maternelle française. C’est ainsi qu’il est question de « patrimoine vernaculaire » ou de « fonds archivistique ». Rien que de très simple, donc.
Sans compter la binette de notre bon maire, François 1er des Brotteaux, dont la photo apparaît déjà trois fois dans ce seul numéro. Il doit pouvoir faire mieux !
Gessien du bout du monde
« Un livreur de cacahuètes blessé par la foudre à Hong-Kong ». Ce titre est encore imaginaire, certes, mais on devrait le trouver bientôt en une du Pays Gessien. De local qu’il était par nature, notre excellent confrère est en effet en train de virer franchement planétaire.
Ainsi, en manchette de son numéro du 17 juillet, figure un bel encadré : « Un motard suisse de 28 ans victime d’une collision mortelle ». En quoi cela concerne-t-il le Pays de Gex ? Le motard est valaisan, l’automobiliste est suisse et l’accident s’est produit à Genève, sur la rive gauche du lac, bien loin de la frontière gessienne la plus proche. Ce qui nous vaut néanmoins un article d’un bon tiers de page. Seule explication possible : Le Pays Gessien s’apprête en secret à racheter La Tribune de Genève et ne devrait plus guère tarder à ne faire qu’une bouchée du Hong-Kong Chronicle. Les livreurs de cacahuètes n'ont qu'à bien se tenir.
Duty: des larmes de joie

Après ces inutiles rodomontades, Duty aura attendu la dernière minute l'information que Ferney-Candide avait déjà diffusée depuis une paire d'heures: son départ. Adieu veaux, vaches, cochons, couvées, Duty nous quitte et son discours d'adieu, laborieusement écrit et tout aussi laborieusement déclamé, tire à ses collègues élus des larmes... de joie, jusque dans sa propre liste, où même ses absences étaient devenues pesantes.
La Légende des Siècles

Retrait temporaire
Une lueur d'espoir, cependant. Duty s'en va dans l'indifférence générale, certes, mais c'est pour mieux revenir. Son retrait est en effet "temporaire", affirme-t-il. A peine sorti par la petite porte de la mairie, se prépare-t-il déjà à y revenir par la grande? A moins qu'il ne songe, en se rasant et en nous rasant, aux cantonales de 2011, les régionales de l'an prochain étant, aux dernières nouvelles, un peu au-dessus de son braquet.
Après avoir eu, en sa personne, le plus mauvais maire depuis la Deuxième Guerre mondiale, les Ferneysiens s'offriront-ils le plus mauvais conseiller général UMP du troisième millénaire ? Parions que Jocelyne Boch, issue du même parti et actuelle conseillère générale du canton de Ferney, en tremble déjà de tous ses jupons.

Petit message à l'intention de Duty: Jocelyne n'a à ce jour nulle intention de passer la main. Il ne devait pas être au courant....
Duty-Free sur le départ
La rumeur court. Duty-Free, alias Tétaine, alias Pierre-Etienne Duty, alias Duty-Fric, qui présida aux destinées de Ferney entre 2001 et 2008 (du moins le croit-il) et qui restait pour l'heure le chef de file d'une des trois listes d'opposition, devrait annoncer sa démission ce soir (mardi 7 juillet) lors du conseil municipal.
A la mairie, on n'en sait encore rien. Ce devrait donc être, dans un premier temps, une simple déclaration. Interrogé par Ferney-Candide, l'intéressé ( mais qui donc a dit que ce maire était intéressé ? ) ne confirme ni n'infirme mais il y a gros à parier que ce sera bien le cas, à moins qu'il ne reporte sa décision pour le seul plaisir de nous faire mentir... Duty-Free reconnaît en effet que le sujet a été débattu avec les membres de sa liste et comme, jusque là, ces braves gens avaient plutôt l'habitude de ne ne jamais parler de rien et même de ne plus se parler du tout, on peut penser que l'affaire est effectivement sérieuse.
Comme maire, Duty-Free avait passablement décollé
Tétaine en profitera-t-il pour abandonner, enfin, le siège de représentant auprès de l'Aéroport de Genève (commission environnementale) que le Conseil d'Etat genevois lui avait confié après son élection à la mairie, et dont il refuse de se défaire au prétexte que ce rôle lui a été attribué à titre personnel ? On peut craindre que non. D'abord pour emmerder son successeur; ensuite parce qu'il a toujours adoré voir décoller les avions, au point de soutenir l'abattage des milliers de chênes centenaires au bois de la Bagasse et d'avoir même envisagé l'installation, à leur place, d'un promontoire destiné à faciliter les observations des Ferneysiens avionophiles - et ils sont nombreux, d'après lui.
Le préfet derrière les grilles
Le nouveau préfet de l'Ain, Régis Guyot, était jeudi dernier en visite à Ferney pour constater les dégâts consécutifs à l'abattage d'une partie du bois de la Bagasse, exigé par l'Aéroport de Genève et aussitôt consenti par son homologue de l'époque, le sieur Tomasini.
La Suisse a trop souvent tendance à vouloir tout régenter, y compris de ce côté-ci de la frontière, lui avait-on dit. Mais le brave préfet n'en croyait rien. Or, à peine arrivé, il a bien vite pu prendre la mesure de cette arrogance. Alors qu'il marchait à proximité du grillage, du côté français de la frontière, un véhicule de police suisse s'est rapidement approché, de l'autre côté. En sont sortis deux galonnés exigeant de savoir qui étaient les intrus et ce qu'ils faisaient là, c'est-a-dire en France ! Les bidasses suisses sont repartis un peu penauds lorsque le préfet a décliné son identité et sa fonction mais l'aventure est révélatrice d'un état d'esprit que les Ferneysiens connaissent depuis toujours.
Fabienne et François :
C’est la guerre !
Après les dernières élections municipales ferneysiennes à Ferney, une sorte de trève des confiseurs semblait s’être établie entre le vainqueur, François Meylan, et Fabienne Faure, la pasionaria de la liste Ferney-pour-Tous.
Fabienne s’était même vu proposer un siège à la communauté de communes et la présidence du SIVOM, qu’elle avait acceptés, et il se susurrait que son deuxième de liste, Christophe Paillard, avait été pressenti comme adjoint à la culture, poste toujours pas attribué et que François assume lui-même depuis lors.
Bref, on avait rentré les couteaux et tout semblait se passer à peu près bien. Il aura fallu les préparatifs de la réunion publique sur le Plan d’Urbanisme (voir l’enquête de Ferney-Candide), le 2 juillet, pour que le site internet de Fabienne et de ses amis ( http://ferney-voltaire-pour-tous.org/?p=163 ) reprenne du service. Un long brûlot y est consacré aux revirements et reniements urbanistiques imputés au roi François, accusé d’avoir toujours raison et de répondre « Vous aviez sans doute mal compris » lorsque des citoyens lui rappellent des engagements passés.
La hache de guerre est définitivement déterrée.
Blog à balles réelles
"Bonjour,
Je m'appelle Pierre DEROUINEAU, je suis depuis le 1er mars 2002, directeur général des services de la mairie de Saint-Genis-Pouilly ... / ... Je n'ai donc, de par mes fonctions, aucune dimension politique, étant de surcroit soumis à une obligation de discrétion professionnelle et à un devoir de réserve qui m'interdisent absolument de m'impliquer sur le terrain politique... / ... Aujourd'hui, j'ai pourtant décidé de sortir de ma réserve..."
Ainsi commence un blog pas vraiment comme les autres puisqu'il permet à un fonctionnaire territorrial de régler ses comptes avec une candidate aux dernières municipales, Michèle Chenu-Durafour, qui est aujourd'hui conseillère municipale et chef de file de l'opposition, dans la commune dont ledit Derouineau est secrétaire général.
L'Empoudré Bertrand, maire de la commune, est-il au courant de cette démarche de son directeur ? Qu'en pense-t-il ? La trouve-t-il compatible avec le devoir de réserve de ce fonctionnaire ? Trouve-t-il normal que Monsieur Derouineau, pour faire connaître l'existence de son site personnel, utilise une adresse d'apparence officielle, DGS Mairie de Saint-Genis-Poully (sic)?
Nous attendons sa réponse et la publierons in extenso, bien sûr.
En attendant les réponses du patron, allez faire un saut sur le blog de Monsieur Derouineau, ce qui vous permettra au moins de découvrir sa bobine.
http://pierrederouineau.blog4ever.com/
C'est peu de le dire
En visite à Gex, le nouveau préfet, Régis Guyot, n'y est pas allé de main morte et ses déclarations devraient marquer l'Histoire:
1. "Les Gessiens ne doivent plus subir la pression foncière genevoise". C'est comme si c'était fait...
2. "Il n'y aura plus de coupe au bois de la Bagasse". Bien sûr, puisque l'Etat a déjà tout coupé...
3. "Il n'y aura pas de seconde piste" (à l'aéroport). Sans aucun doute, puisque cette piste B existe déjà, malgré l'absence de tout accord franco-suisse à ce sujet, et que des dizaines d'avions de tourisme y décollent et atterrissent chaque jour depuis un de mi-siècle, en toute illégalité...
Ah! La bonne Franquette!
Un conseil municipal à la bonne franquette? Pas vraiment ! L'autre soir à Ferney, lors de la séance (très) ordinaire, le trop rares spectateurs en ont eu pour leur argent. D'abord avec la démission du dernier arrivé, le mielleux pasteur Lenoir. Ensuite avec une homérique passe d'armes autour de la page que, dans son bulletin plus ou moins bi-mensuel, la bonne Franquette et son maire préféré (si, si) octroient généreusement aux trois listes d'opposition.
C'est que, dans ce bulletin plutôt prétentieux où les images sont reines, la bonne Franquette voulait, via une modification du règlement intérieur, interdire aux opposants d'insérer dans leur - maigre - colonne quelque photo, dessin, illustration ou graphique que ce soit.
Au pays de Voltaire, si ce n'est pas de la censure, ça y ressemble...
Dahu et à dia
"DAHU n.m. Animal fantastique à la poursuite duquel on envoie une personne trop crédule. (Définition Larousse). Morphologiquement, il existe deux types de dahu : l'un avec les pattes gauches plus courtes, l'autre avec les pattes droites plus courtes, suivant l'exposition de la pente. Pour éviter toute allusion politique, nous les nommerons : dahu-ubac et dahu-adret. Enfin, il existe une espèce plus rare : le dahu futé, moqueur, ironique et qui nargue le chasseur crédule."
Le dahu gessien sort régulièrement de sa trappe pour nous conter la vie locale gexoise, vue par ses yeux perçants et un rien chafoins. Pourtant, ne vous attendez pas à des jeux de mots ni à des effets de manches. Les trois dahus (Tirefort, Amiotte et la toute nouvelle dahutte, Marianne Kahnert) sont gens sérieux et le revendiquent: "Ce site se doit de rapporter les à-côtés de la vie municipale sans jamais imiter certains journaux satiriques." Suivez mon regard...
Ce qui ne les empêche pas de proposer un lien vers Ferney-Candide. Sans rire ou alors en riant jaune.
Leur adresse:
http://www.dahugex.fr
mais allez plutôt sur
http://www.dahugex.fr/1.html
car, sinon, ils vous impooseront une musique boum boum et bling bling, sans goût ni humour, à mettre un dahu sur les pattes avant.
L'Europe recrute
Par ces temps de crise, les chômistes sont prêts à prendre n'importe quel petit boulot mal payé. Mais savent-ils que l'Europe recrute? Avant l'été, des centaines d'emplois vont être créés. Salaire mensuel: 6.952,91 €. Indemnités mensuelles: 3500€. Indemnité journalière pour frais de bouche et de logement: 251€. Remboursement de tous les frais de déplacement. Durée du contrat: 5 ans.
Dépêchez-vous, les jeunes, il n'y en aura pas pour toute le monde. Les plus malins ont commencé à postuler et ils sont de bonnes chances de changer bientôt de vie. Fabienne Faure a déjà envoyé son curriculum, en toute discrétion. MoDem et modeste avec ça. Il était temps qu'elle sorte de la misère où l'avait plongé la dernière élection municipale. Député européenne, ça ne se refuse pas.
Nul n'est recensé ignorer la Loi
A Gex, un citoyen manque à l'appel, c'est Le Dahu qui nous l'apprend. Et pas n'importe quel citoyen !. Non ! Monsieur le curé en personne, qui refuse d'être recensé à Gex. Il affirme n'y vivre que "par intermittences". En représailles contre le relais wi-fi que Pas-au-lit avait tenté d'installer dans le clocher de son église ? Vous n'y êtes pas. Non. Monsieur Patrick de Varax (c'est son nom) tient absolument à rester habitant de Saint-Paul-de-Varax. Il refus la déchéance gexoise comme le comte de Paris refuserait d'être recensé dans un village de bouseaux. On a sa noblesse ou on ne l'a pas. Monsieur le curé de Gex l'a. Et Pas-au-lit l'a dans le c...
Pas au lit ni à l'UMP
Le couple Blanc-Paoli bat de l'aile. Pas-au-lit n'a pas encore demandé le divorce mais il revendique dès maintenant la séparation de corps. Il se sentait à l'étroit, enfermé, bridé dans la grande famille UMP. Pas-au-lit veut retrouver sa liberté, toute sa liberté.
A-t-il soupé des hommes (de l'UMP)? Aurait-il au contraire déjà tissé une idylle avec un autre soupirant, Bayrou par exemple? Pas-au-lit dément formellement. Non, il veut désormais s'inscrire au parti des absents, renoncer au train de sénateur que des coquins lui avaient promis, oublier à jamais la Chambre Haute où il avait tant rêvé de se hisser. Bref, Pas-au-lit va enfin pouvoir vivre sa vie. Mais chut ! Le Vain Blanc ne le sait pas encore
La croix et la manière

Gérard Dous, correspondant du Daubé à Divonne, avait pris de longue date l'habitude d'écrire à genoux devant notre Saigneur à tous, le très saint et très vain Blanc. Cette fois (DL, 8.3), c'est à plat ventre qu'il se prosterne devant la "croix d'évangélisation" exhibée dans le pays de Gex par les émules de Mgr Bagnard, indigne successeur du curé d'Ars. "Pour les croyants, elle transmet une catéchèse vivante", écrit notre illuminé de l'auréole. "Et pour les non-croyants (..), elle réalisera une évangélisation directe..."
Que Gérard Dous cire les pompes des croyants ses frères, ça le regarde mais, de grâce, qu'il lâche un peu la grappe des mécréants, qui n'ont envie ni besoin de se faire évangéliser, pas plus ici qu'ailleurs.
Frère Dous, allez en paix et foutez-la nous ! Amen.
Le triomphe du bon pasteur
L'heure tant attendue est arrivée. Le bon pasteur Lenoir, qui s'aime plus encore qu'il adore Dieu, est de nouveau conseiller municipal à Ferney (voir Trait Portrait). Premier des viennent-ensuite sur la liste de Duty, il attendait depuis des mois qu'un de ses devanciers s'efface à son profit. C'est désormais chose faite.
"Il a déjà trahi, il trahira encore", dit à son propos un des ses collègues de la précédente mandature. Lenoir s'y est déjà essayé en votant, dès la première séance, à l'opposé de Duty, et en faisant lourdement ses offres de service à François 1er. Il n'est là, dit-il, que pour le bien de Ferney. Et en particulier pour le bien de la rue de Meyrin, où il habite. Charité bien ordonnée, même chez certains pasteurs, commence par soi-même.
Première claque
Jocelyne Tissot s'étant effacée pour permettre le retour de Lenoir au conseil, il fallait, mardi soir (3.3.) la remplacer dans diverses commissions. Seul candidat de sa liste, Lenoir fera ainsi partie de deux commissions où il donnera évidemment le meilleur de lui-même (Culture et Communication) mais ça s'est gâté pour la commission des Affaires sociales, qu'il briguait également, car une autre des élues de la liste Duty, d'ailleurs absente mardi, avait écrit au maire pour faire acte de candidature. Martine Joly, c'est son nom, n'en avait apparemment prévenu ni Duty ni Lenoir. Au vote à bulletins secrets, elle l'a emporté haut la main, par 22 voix contre seulement 4 à Lenoir. C'est sa première claque. Gageons que ce ne sera pas la dernière.

Caméras cachées
A l'image de Pas-au-lit, maire de Gex et adepte de films trash tournés dans les rues de sa joyeuse cité par des figurants se grattant le nez à l'insu de leur plein gré, la Communauté de Communes s'est mis en tête de fliquer le territoire grâce à un réseau serré de caméras plus ou moins cachées. Sur le conseil de la Gendarmerie (?), la première étape devait consister à implanter les mouchards aux entrées du Pays de Gex: Faucille, Fort-l'Ecluse et, surtout, voies de communication avec la Suisse.

Officiellement, il s'agit de pouvoir recenser le passage de véhicules suspects avant ou après un casse. Pour que la mesure soit éventuellement efficace, il faudrait bien sûr que tous les axes d'accès soient dotés de cette coûteuse fantaisie. Or, Ferney n'en veut pas et Prévessin, comme Pougny, n'en veulent plus. C'est donc par là que les casseurs lyonnais se feront un plaisir de nous rendre visite. Et c'est aux frontières camérisées que les braves pékins gessiens se feront piquer au bras de leur maîtresse. Souriez, vous êtes filmés.
Inclassable
Inclassable, vraiment, le nouveau numéro du Ferney Magazine publié par la mairie. Inclassable par son format géant, interdisant tout classement et tout archivage (si, si, il y aurait des amateurs). Inclassable par sa forme, alambiquée et prétentieuse, la taille infime de ses caractères, le choix éthéré de ses illustrations. Inclassable par sa périodicité, on n'en est qu'au troisième numéro, un an après les élections. Inclassable par le contenu: un tiers des 18 pages réservé à l'utopique lubie de François 1er, les coopératives d'habitation, qui vont pourtant à Ferney comme un tablier à une chèvre.
Heureusement, le Ferney Magazine commence, lentement, à ressembler aux autres publications. La preuve, on y voit déjà trois fois la bobine du maire. Et ce n'est qu'un début!
Sur le plus grand des clichés, la légende précise qu'il se trouve "avec Rachel Mazuir, président du Conseil Général de l'Ain". Hélas, le texte de l'édito occulte la bobine de Mazuir. Peu importe, pourvu qu'il nous reste le roi.
Un roi dont personne (hormis la minorité) ne dit qu'il vient d'adhérer au P.S. Parce que ça relève de la vie privée, peut-être...
Landreau de boudin

C'est donc très naturellement que les responsables de la mairie, la bonne Franquette en tête, on décidé de supprimer la mention "chef de file". Quel crime de lèse-majesté n'avaient-ils pas commis! En fin d'après-midi, Landreau est entré, furibard, dans le bureau de la rédactrice qui, après avoir subi ses premiers assauts, l'a envoyé chez la bonne Franquette, première adjointe et responsable de la com'.
Et là, rebelote. Landreau ne se contient plus, vitupère, refuse de quitter les lieux (il est 19h30) et menace de s'asseoir par terre ! Un peu plus et il s'immolait par le feu ! Il a donc fallu faire appel à la police municipale. Landreau est finalement ressorti de la mairie entre deux gendarmes. Pas grave, il adore ça, les uniformes...

Contrôles ciblés
Depuis que la Suisse fait partie de Schengen, la PAF (Police aux frontières) s'est retirée de la frontière franco-suisse mais est toujours autorisée (c'est bien normal) à effectuer des contrôles dans une bande de 20 km à l'intérieur du territoire français. En principe, elle devrait effectuer ces contrôles sur les grands axes, itinéraires habituels des passeurs de clandestins.
Le mercredi 25 février, la PAF de Bellegarde (4 jeunes policiers en civil, portant brassard) avait choisi la facilité et l'incongruité. A deux pas du poste-frontière de Ferney, elle s'était en effet mise en embuscade au beau milieu... d'un chemin en cul-de-sac (chemin de Colovrex).
Autant dire que ce n'est pas par là que pourrait passer le moindre clandestin en provanance du sud de l'Europe et en route vers la lointaine Angleterre. Non. En fait, au nom de Schengen, ce sont bien les éventuels sans-papiers locaux que traquaient nos Dupont, Dupond, Dupon et Du... Et c'est pourquoi, dans ce chemin sans issue, ils contôlaient les personnes rentrant chez elles, au Foyer Charles de Faoucault voué à l'accueil de jeunes travailleurs. Pas assez blancs, apparemment, pour être honnêtes... Les passeurs professionnels peuvent dormir sur leurs deux oreilles: la police française ne chasse que le menu fretin. Ce qui ne l'a pas empêchée de repartir bredouille !
Blanc dément, vraiment ?

S'agit-il de sa dernière gesticulation ou de son état permanent ? Non ! Notre Vain Blanc n'est pas dément, il dément, c'est tout. Non, non et non, il ne s'apprête pas à quitter la mairie de Divonne. Pas encore. C'est ce qu'il a déclaré au Daubé (12.2). Il faudrait d'abord qu'il soit élu à la Région. Alors là, peut-être... à l'insu de son plein gré, en quelque sorte ?
La Région, qui a déjà accueilli en d'autres temps notre Vain Blanc - alors sous-fifre et souffre-douleur de Millon - aurait beaucoup à y perdre. Et nous, pas grand chose à y gagner. Jean-Jack Queyranne doit donc maintenant nous dire combien la Région est prête à payer pour que nous gardions le Vain Blanc à Divonne. Comme gardien de musée au casino, par exemple.

Jiva ou Jiva pas
Le Jiva Hill Park Hôtel fête ses deux ans d'existence. Voilà qui nous fait une belle jambe mais occupe tout de même une demi-page dans le Daubé (12.2). Passons sur les mondanités en tous genres et relevons seulement que, selon cet excellent journal, le Jiva Hill est "le seul 5 étoiles du Pays de Gex". Le hic, c'est qu'il n'exite pas - encore - en France de classement 5 étoiles. Ce n'est qu'un projet gouvernemental et, de toute manière, rien n'indique que le Jiva Hill répondra alors aux futurs critères. Une chose est sûre, le Daubé est toujours en avance d'une étoile.
Gex-Divonne A.R.
N.B.: Le présent articulet, posté le mercredi 28 janvier, était déjà obsolète le jeudi 30 au matin. Preuve que la mairie de Gex a de bonnes lectures....
Véronique Baude est l'épouse de l'attaché parlementaire d'Etienne Blanc, par ailleurs maire de Divonne. Elle est aussi, désormais, le chef (la cheffe?) de cabinet de Gérard Paoli (alias Pas-au-lit), maire de Gex. Du coup, sur le site internet de leur ville (http://www.ville-gex.fr), les Gexois sont invités à aller découvrir le Japon ... à la médiathèque de Divonne. Encore un peu et la dame ressuscite la micheline Gex-Divonne et retour.
Obama cède sa place à Juliet
Nous avions dans le Pays de Gex un dirigeant planétaire et nous ne le savions pas. On vient de l'apprendre, Daniel Juliet est en effet un grand ami de Barack Obama. Premier en France, le maire de Farges vient d'ailleurs de donner le nom d'Obama à une des charmantes places de son village. Pourqui pas un jumelage avec le village kényan de la grand-mère de Barack, pendant qu'il y est ?
Obama n'est d'ailleurs pas en reste avec son ami Juliet, même s'il orthographie mal son patronyme. Sur internet, on peut en effet dénicher cette info de première main: "Juillet, Washington. En visite aux Etats-Unis, où il est reçu pour la première fois à la Maison Blanche..." Notre Dany Bourde est décidément discret jusque dans la gloire. Sauf que l'info, qui date de 2003, se dégofle un peu si on la lit jusqu'au bout. "25 Juillet, Washington. En visite aux Etats-Unis, où il est reçu pour la première fois à la Maison Blanche, le premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas réclame d'Israël qu'il prenne des "mesures audacieuses", entre autres, l'abandon de la construction du "mur" en Cisjordanie et l'arrêt du développement des colonies juives en territoire palestinien".
Faudra-t-il faire appel à Obama pour remettre Juliet en place ?
Du rififi dans le Wi-fi
Pas-au-lit, maire de Gex (en trois mots), communique plus facilement avec les hommes (et avec sa femme, bien entendu) qu'avec le bon dieu. Désireux d'établir une connexion internet sans fil entre les divers services de la commune, il s'était mis en tête d'installer une borne Wi-Fi dans le clocher de l'église, bâtiment communal aux yeux de la loi républicaine. C'était compter sans Don Camillo. curé de Gex à ses heures, qui s'empressa (par internet ?) d'alerter le diocèse de Belley, bien connu pour son ouverture d'esprit (si, si). Craignant sans doute d'être excommunié, Pas-au-lit s'est empressé d'aller planter son Wi-fi ailleurs mais, teigneux comme à son habitude, il vient d'annoncer que ces frais supplémentaires seraient défalqués du budget annuel de réfection de l'église. Mon dieu !
Blanc complètement noir ?

Ce titre du Daubé laisse la place à toutes les suppositions. En fait, il s'agit d'un autre Blanc, champion de ski suspecté de dopage. D'ailleurs comment notre Vain Blanc pourrait-il se noircir à l'eau de Divonne et aux bénéfices du casino ?
Mettre de l'écolo dans son vin
On a eu chaud. N’ayant heureusement pas glissé sur une plaque de verglas, le nouveau maire écolo d’Ornex, Jacques Mercier a profité des voeux à ses concitoyens pour les mettre en garde contre le réchauffement climatique. Il a sans doute raison mais, par moins six degrés, ça jette un froid.
Il a aussi annoncé la création d’une « vigne communautaire, lien entre le passé et le futur ». Dans le passé, les petits vins du coin ressemblaient à de la piquette, faute de soleil. Dans l’avenir, grâce au réchauffement, ils auront le goût et la force des vins du sud. A quelque chose un malheur est bon.
Les grandes résolutions des petits marquis




En avant-première (31.12), les ténors gessiens (qui manquent plus d'idées que de voix) livrent au Daubé les résolutions qu'ils développeront à leurs administrés, à l'occasion de voeux accompagnés - ou non - de petits fours.
- Bernard Tardif (ah bon, ça ne s'écrit pas comme ça?) pensera à la Réserve du Haut-Jura, ce qui le confirmera dans son éternel rôle de sous-officiel de réserve.
- Christophe Bouvier (Cessy), n'aura pas une minute pour lui. Et pour ses clients, il en aura deux ou trois ?
- Pompier bon oeil, Gérald Dentinger voudrait avoir assez de temps pour profiter de ses petits-enfants. Il pourrait les faire garder par Jocelyne, non?
- L'Empoudré Bertrand prend de l’âge. Encore un mandat et il s'excusera d'exister: "Plus je vieillis, plus j'ai de l'humilité". Ceux qui connaissent sa modestie le trouveront décidément de plus en plus jeune.
- Jean-Paul Laurenson (L'Or pour les intimes) se partagera entre la tranchée couverte de Meyrin, qu'il supervise, et le trou financier de sa commune, qu'il creuse (que ne ferait-on pas pour un bon mot ?).
L'année du soulèvement
François 1er, roi de Ferney, n'y va pas par quatre chemins. Après un petit mot pour les personnes en difficultés (on y pense surtout en hiver) et quelques circonlocutions pour ne pas passer pour "trop rétrograde", il se prépare tout simplement à prendre la Bastille: l'Etat "est trop répressif, qui monte les gens les uns contre les autres. J'aurais voulu commencer l'année avec un préfet qui nous écoute mais ce n'est pas le cas". Tant d'incompréhension, tant d'injustice, ne peuvent déboucher que sur la révolte, voire la révolution. 2009 sera l'année "du soulèvement des gens, dont la colère est pour l'instant contenue". François marchant en tête des manifestants avec, au bout d'une pique, la tête du préfet, on s'en lèche déjà les babines !
Vain Blanc et gros dossiers
Pendant que le Vain Blanc ne s'est pas encore tiré, il faut le voir. Et l'écouter. Il sera "plus actif sur des sujets lourds, plus présent à Paris, afin de sortir de très gros dossiers". Parmi les "très gros dossiers", il en est un qui lui tient particulièrement à coeur: obtenir l'AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) pour le vin du Bugey (qui fait partie de sa circonscription). Le Vain Blanc, ça ne se boit pas, ça se déguste.
Poker menteur
Avant de sabler le Crémant du Bugey, notre Vain Blanc ferait peut-être mieux de mettre un peu d'eau dans son vin avant d'aller présenter ses voeux aux croupiers du Casino. C'est en effet chaud bouillant entre notre valeureux député-maire et le groupe Partouche, propriétaire du Domaine de Divonne (casino, hôtel de luxe, salle de spectacle, golf). En cause, les 15% de ses bénéfices que le casino verse depuis des lustres à la commune. L'accord est arrivé à échéance et, à l'heure des vaches maigres, chacun tente de tirer la couverture à soi. S'il ne veut pas que Divonne, qui n'est riche que grâce au casino, retombe sur le plancher des vaches, le Vain Blanc doit obtenir un pourcentage un peu plus fort sur des bénéfices en large baisse. Au contraire, s'il ne veut pas déposer les plaques dans un avenir proche, le groupe Partouche doit serrer les boulons en rognant sur les pourcentages. La négociation aurait dû être bouclée le 31 octobre. Les partenaires se sont accordé un délai supplémentaire de six mois. Les joueurs sont tapis. Le quitte ou double est annoncé pour le 31 avril.
Divonne-les-Vains
La vanité des Divonnais est aussi naturelle que la source Vidart mais, à la différence de ce maigre filet d'eau, elle a vu son débit augmenter avec la croissance du casino.
C'est en effet sur cette richesse artificielle que le premier vain de Divonne a vu le jour. Il se nommait Marcel Anthonioz (Tonio du Lac pour les intimes) et s'empressa, franc comme un faux jeton du casino, de toiser de sa grandeur les humbles restes du Pays de Gex, dont il était déjà député, comme le deviendrait un jour son successeur, ce pétillant Vain Blanc qui nous donne des aigreurs d'estomac.
Que la négociation n'aboutisse pas, que le groupe Partouche décide de claquer la porte et de fermer boutique, et c'est Divonne qui fait sauter la banque ! A la clé, des millions d'Euros (7,5 en 2002, 5 en 2008) et pas loin de 300 emplois (sans compter les effets dévastateurs sur le commerce local). Pour Partouche, ce serait une grosse perte mais un signal fort aux autres villes où le groupe possède des casinos. De son côté, le Vain Blanc bluffe en affirmant que la commune pourrait construire et exploiter un autre casino. En combien de temps ? Avec quel argent?
Sur le tapis vert, tous les indicateurs sont au rouge et on broie du noir.
Les rumeurs les plus folles courent déjà. On parle de G.D., de J.B. et de bien d'autres. Et s'il ne s'agissait simplement que de vieilles biques ? Ce qui pourrait bien revenir au même, d'ailleurs...Poker menteur