
candide@ferney-candide.fr
* Titres et dessins sont de la rédaction
EmPAFfés !
Nous avions déjà dénoncé à plusieurs reprises le comportement inacceptable de la *PAF (Police Aux Frontières) qui, n'ayant plus depuis Schengen le droit d'opérer les contrôles à la frontière, interpelle automobiles et autobus en plein trafic pour pratiquer ce qu'il faut bien appeler un délit de sale gueule. Lors de ses voeux, le maire de Ferney a d'ailleurs, lui aussi, stigmatisé de tels comportements. Aujourd'hui, c'est un lecteur qui nous apporte son témoignage:

La situation devient de plus en plus inacceptable à Ferney-Voltaire pour ceux qui n'appartiennent pas à l’espèce humaine « blonde au yeux bleus ». Le samedi 23 janvier dans le bus de retour de Genève vers 18h00, deux policiers de la PAF montent dans celui-ci et contrôlent les papiers de tous. Jusque là, rien que de très normal. Ensuite, un troisième entre et demande à nouveau les papiers, mais seulement aux noirs et à ceux qui, comme mon fils et son ami à la peau trop brune, les ont déjà présentés auparavant.
Réflexion d’une des personnes noires présentes dans le bus. Et réponse des policiers: « On se calme ou je vous embarque au poste »
Autre cas, à Prévessin, vendredi 22 janvier, dans le quartier du Prieuré. Une personne d’origine sri-lankaise, en situation régulière, se fait contrôler chez lui et, donc, sur une propriété privée. Il a fallu que son épouse, française, intervienne pour rappeler la loi à ces fonctionnaires un peu trop zélés.
Le comportement de ces policiers devient de plus en plus inacceptable. Je suis pour le respect de la loi et son application mais ces agissements sournois contribuent à attiser le sentiment d’injustice envers une partie de la population qui, en grande majorité, travaille et se bat pour élever ses enfants, comme tout un chacun.
Ces problème ne viennent jamais de la gendarmerie, ni des douaniers ou de la police municipale mais toujours de la PAF. Obéissent-ils à des ordres ou agissent-ils de leur propre initiative, et dans quel but ?
Au-delà de toute polémique politicienne, je déplore ce que devient notre pays.
Philippe Launay, Ferney-Voltaire

Le titre, le dessin et la photo sont de la rédaction
Amateurisme et bricolage
Un peu de peinture, quelques panneaux, une équipe de la police municipale sur le pied de guerre pour dissuader les récalcitrants et hop, le génie vert d’une réglementation de la vitesse à 30 km/heure est sorti des planches !!!
On a de la chance, la route nationale n’a pas été incluse dans le projet !
Bien entendu, il fallait réglementer la vitesse dans certains endroits de la ville, mais pas dans l’amateurisme et le bricolage que l’on peut constater. Est-ce cela ,avoir un projet politique ?
A propos, on peut toujours traverser la Grand’rue en voiture, même le soir devant les terrasses pleines, bizarre non ?
Pour régler le problème de la circulation anarchique le samedi, jour de marché, après avoir posé la question à une élue pour savoir quelle disposition elle voulait prendre, j’ai eu comme réponse :
« Nous avons fait un article dans le journal municipal »
Hou là-là, ça va impressionner le Genevois moyen, c’est sûr,ce journal-là est son ouvrage préféré…..
Plainte et complainte
Cher Candide,
Avec François, tu as déjà l'habitude des pandores. Moi, je tremble à l'avance car ils vont me passer à la question, compte tenu de ma place de choix à la commission PLU (seul représentant des minorités présent). L'inquisition locale doit me placer au premier rang des informateurs secrets.
Il est vrai que j'avais un peu abandonné cette commission alibi, mais la nouvelle ambiance m'incite à revenir. Les regards suspicieux, les documents numérotés, les discours retenus, cela me réjouit d'avance.
D'autres tremblent aussi, car les regards suspicieux de la majorité se portent sur la responsable de l'urbanisme si prompte à distribuer des documents.
En attendant le fer rouge ou le supplice de la chèvre, je te souhaite un bon séjour.
Cordialement.
Une lettre du Bélouchistan,
suite à la plainte de François 1er
Cher Candide,
Le Belouchistan connaît un tel climat de terreur que je n'ai pas eu le courage de me rendre à la dernière commission de perestroïka. Sa Majesté victorieuse aurait pu me soupçonner de divulguer à Ferney-Candide des informations confidentielles telles que l''acquisition d'une tondeuse à gazon destinée à l'entretien du parc princier.
Je suis trop peureux pour subir "un an d'emprisonnement et 15000 € d'amendes". Tous les élus sont réduits au silence après cette terrible menace. Tu dois divulguer aux autorités tes sources : la pression est terrible ici.
A la tête du client
Je rebondis sur l’article de Yolande Niaba-Pinard dans Candide (voir ci-dessous, NDLR) : Le deuxième fils de ma femme (d’origine bengali, passeport français) est constamment contrôlé depuis plus de deux années dans les rues de Ferney-Voltaire, où il a été apprenti boulanger. Cela devient vraiment évident que tout ce qui n’est pas blond est constamment contrôlé avec des paroles parfois bien limites ( « est-ce que ce passeport est un vrai ?»….)
OK ils font leurs travail mais c’est tout de même bizarre: en près de vingt ans je n’ai jamais été contrôlé en plein Ferney...
Délit de faciès ?
Ferney, lundi 29 juin à 16h05, accompagnée de mon fils de 18 ans, je marche avenue du Jura en direction de la douane pour prendre le bus de 16h09 à l’arrêt Brunette.
Peu avant le passage piéton du rond-point situé à hauteur de la résidence hôtelière «La Réserve», une voiture de la police nationale nous dépasse. Je remarque sans vraiment y prêter attention, que les policiers nous dévisagent avant d’engager leur véhicule dans le rond-point.
Après avoir fait un tour complet du rond-point, la voiture s’immobilise finalement devant «La Réserve» et 3 policiers en descendent.
Nous traversons la route et apercevant un bus à l’approche, accélérons le pas pour rejoindre l’arrêt au plus vite. Nous passons devant les policiers qui nous gratifient d’un « messieurs, dame » auquel je réponds par un « bonjour messieurs » tout en continuant à marcher. Mais nous sommes rapidement stoppés dans notre élan par un :
- Hep’s là, police nationale !
Je me retourne et réponds machinalement au policier qui nous a emboîté le pas :
- Oui ? On va rater l’ bus
S’ensuit alors le dialogue suivant (les 2 autres policiers restés à côté du véhicule écoutant sans participer) :
Policier : - Et alors, police nationale, contrôle d’identité !
Moi : - Mais on n'a rien fait, on va juste prendre le bus »
Policier, sèchement : - C’est un contrôle, alors présentez vos pièces d’identité.
Moi, agacée à l’idée de voir le bus nous filer sous le nez, mais tout en sortant les pièces demandées :- Mais pourquoi? On n’a rien fait de mal !
Policier, toujours aussi sèchement en examinant mon passeport français sous tous les angles:
- Je fais mon métier, c’est quoi votre métier vous ?
Moi, lui coupant la parole : - Mais pourquoi nous ? Vous nous avez dévisagés en passant à notre hauteur en voiture, avez fait le tour du rond point pour finalement nous arrêter et nous contrôler, pourtant on ne faisait rien d’autre que marcher sur un trottoir. J’aimerais juste comprendre pourquoi.
Policier, toujours dans l’examen de mon passeport après avoir jeté un rapide coup d’œil à la carte d’identité sécurisée de mon fils : - Et pourquoi à votre avis, hein pourquoi ?
Moi, plutôt ironique : - C’est justement ce que j’aimerais savoir.
Policier, franchement désagréable : - Parce que je suis policier et que c’est mon travail!
Moi, toujours ironique : - Ah d’accord, c’est ça votre travail.
Policier, encore plus désagréable et me rendant enfin mon passeport : - Oui, c’est ça mon travail. Et si vous ne voulez pas être contrôlés, vous n’avez qu’à rester chez vous».
Moi, interloquée : - Pardon ? Si on ne veut pas être contrôlé on n’a qu’à rester chez nous ?
Policier sans se démonter : - Oui c’est ça, chez vous !
Folle de rage, je tourne les talons et part enfin rejoindre l’arrêt du bus avec mon fils en rabâchant cette dernière réplique : « on n’a qu’à rester chez nous, on n’a qu’à rester chez nous …! »
Voilà maintenant 37 ans que je suis arrivée dans le Pays de Gex, j’ai bientôt 42 ans et n’ai jamais commis ni délit ni infraction. Pourtant ce n’est pas la première fois, ces dernières années, que mon fils et moi subissons un contrôle d’identité alors que nous marchons innocemment dans la rue, ou que nous attendons le bus.
Etonnamment aucune personne de mon entourage n’a fait les frais d’un tel traitement, alors difficile de ne pas se sentir victime d’un délit de faciès sachant que je suis d’origine africaine et mon fils métis.
Complément d'enquête
Candide n'a pas pour habitude de s'immiscer dans le courrier des lecteurs mais ne résiste pas à publier ci-dessous un article publié sa Le Monde, montrant à l'évidence que la Déclaration universelle des Droits de l'Homme ne fait pas toujours partie de la bibliothèque de certains policiers:
La police mise en cause pour ses contrôles au faciès
LE MONDE | 30.06.09 | 07h07
La police française pratique à grande échelle des "contrôles au faciès". Une étude scientifique, conduite dans la plus grande confidentialité, montre que les forces de l'ordre effectuent des contrôles d'identité discriminatoires vis-à-vis des Arabes et des Noirs : pour les premiers, la probabilité d'être contrôlé est globalement 7,8 fois plus élevée que pour les Blancs; pour les seconds, elle est six fois plus importante. Ces résultats, publiés mardi 30 juin, ont été obtenus par l'observation du travail policier à Paris (gare du Nord et Châtelet-les Halles) entre octobre 2007 et mai 2008.
Fête à neuneu
Cette fête (la Fête à Voltaire, 27.6, NDLR) fut davantage la fête à neuneu que la fête à Voltaire. Le paradoxe, c'est que j'ai trouvé que les plus voltairiens de cette soirée étaient les rappeurs. Et pourtant le rap ça n'est vraiment pas mon truc !
Un cortège des enfants prévu à 17h30 à partir de la buvette du château qui n'a jamais existé !
La mayonnaise n'a jamais pris, ou alors seule celle de la médiocrité et de la banalité. En une seule fête tout a été gâché , il n'y a aucune vision des organisateurs, exactement comme pour le projet de l'Allée de la Tire.
Ferney-Vélo, peut-être, mais certainement pas Ferney-Voltaire. Ce qui commençait à prendre forme est mort, je le crains. Les spectateurs déçus seront durs à convaincre de revenir, il ne manquait que les auto tamponneuses et la barbe à papa…
Dommage, quand je me souviens de l'entrée panachée et pompeuse du seigneur (devrais-je dire " saigneur " ? ) de la culture voltairienne, monsieur Loichemol et ces gens détenteurs de la bonne pensée élitiste, qui promettaient de donner une image culturelle à notre petite ville, de faire revivre la pensée voltairienne. Où étaient ils ? Le budget fut-il peut-être épuisé les années précédentes ? Le Châtelard coûte-t-il trop cher ?
Peut-être que les autodidactes, les petites gens , les manants du vingt et unième siècle ne sont pas dignes à connaître cette riche culture… Les municipalités changent mais sur ce point rien n'évolue ! On pense petit, on gère au jour le jour , quel gâchis !
J'allais oublier, l'année prochaine, je suggère de faire la pétarade d'artifice à une heure du matin. Mais quelle idée saugrenue de le faire à minuit, les jeunes enfants s'écroulent de fatigue !!!
Pour 2010, si le temps est au beau, j'irai me promener, ça sera bien mieux, notre région est tellement belle….
*Chasse aux oeufs (et aux petits beurs ?)
Nous avons longuement réfléchi avant de publier la lettre qui suit. Son contenu reflétait-il la vérité ou s'agissait-il d'une interprétation personnelle ? Pour répondre à cette question, nous avons enquêté en profondeur et entendu ceux des protagonistes qui ont bien voulu nous répondre. Convaincus désormais que ce courrier reflète des faits réels et avérés, nous publions cette lettre, que nous complétons par le résultat de nos propres investigations.
Or, cette année, un personnage (apparemment un policier municipal en civil) s'en est pris à eux et leur a gâché leur plaisir. Cet " expert " aurait vu dans les yeux des gamins qu'il avait affaire à des voleurs ! " Je vois bien dans tes yeux que tu viens pour voler ", a-t-il même dit.
L'adulte les accompagnant a bien tenté de lui expliquer qu'ils étaient là pour s'amuser mais l'homme n'a rien voulu entendre, prétextant qu'ils gênaient la " petite fête ".
Un des garçons s'est assis sur un banc pour attendre sa petite sœur. L'homme lui a indiqué d'un geste brutal la sortie, tout comme il leur a interdit l'entrée à la seconde partie de chasse aux œufs, alors que d'autres personnes s'y rendaient.
Nous ne donnerons pas tous les détails mais les enfants sont rentrés furieux et profondément humiliés
Nous nous posons donc la question de savoir si cette manifestation, organisée par l'Office du Tourisme de Ferney-Voltaire, réservée à une certaine catégorie de la population, auquel cas il eût fallu l'indiquer à l'entrée. Face à ces enfants, le comportement de cet adulte, censé responsable, est-il compatible avec les valeurs républicaines d'égalité et de respect ?
Qu'il existe, dès l'enfance, deux poids et deux mesures, nous ne pouvons l'accepter.
Pour ces enfants, de telles méthodes ne peuvent engendrer qu'un fort sentiment de discrimination et d'injustice
Dimanche dernier, la chasse aux œufs s'est soldée par la chasse aux enfants du quartier. Nous, en qualité de parents, nous ne pouvons en rester là. Aussi, nous attendons des excuses, le remboursement des entrées (6 personnes X 2.50€) et un entretien avec les responsables de l'Office du Tourisme et la personne concernée, si besoin en présence des enfants victimes de son attitude.
12,chemin de Colovrex
Résidence sociale Schweitzer Appt 121
01210 Ferney-Voltaire
L'enquête de la rédaction
Les faits rapportés plus haut sont d'autant plus graves qu'ils impliquent une personne qui, même bénévole et en civil, est connue et a été reconnue par les enfants comme un policier municipal de la Ville de Ferney-Voltaire.
Nous avons demandé aux parents des différents enfants concernés de pouvoir les rencontrer, en présence de leurs enfants. Cette rencontre s'est déroulée dans l'appartement de l'un d'entre eux. Avec l'accord des parents, nous nous sommes ensuite rendus, accompagnés des seuls enfants, sur les lieux concernés. Nous les avons également entendus séparément. Tous les témoignages concordent: c'est bien ainsi que se sont déroulés les faits; ce sont bien les phrases qui ont été prononcées.
Au nom de Ferney-Candide, nous avons alors pris contact avec le policier municipal, hors de son lieu de travail, en lui demandant s'il était prêt à nous rencontrer et à rencontrer les enfants. Nous espérions que cette rencontre permettrait à l'homme de se rendre compte de l'injustice qu'avaient ressentie ces enfants, et que cet échange atténuerait la révolte qui continue de les habiter. Après quelques heures de réflexion, le policier nous a fait savoir qu'il refusait le contact.
Nous nous sommes alors tournés vers la présidente de l'Office du Tourisme, lui suggérant de tenter à son tour une telle rencontre, sous son égide et son contrôle. Elle nous a fait savoir qu'une telle rencontre serait organisée. Les enfants et leurs parents se sont rendus à l'Office du Tourisme, où ils ont été reçus par la présidente et une autre personne, qui ont d'ailleurs refusé l'accès au représentant de Ferney-Candide.
Le policier n'était pas présent et les deux personnes ont campé sur une seule et même position: les enfants mentent ou se trompent, le policier bénévole en civil n'a jamais eu ce comportement ni tenu ces propos, l'affaire est close.
Les enfants et leurs parents sont évidemment repartis déçus, ulcérés et révoltés. Si Ferney-Candide choisit aujourd'hui de publier cette lettre et cette enquête, c'est bien sûr pour que chacun en ait connaissance. Mais c'est aussi pour dire aux enfants concernés qu'outre leurs propres parents, il y a dans la cité d'autres adultes qui croient en leur parole et en leur vérité.
Ouverture exceptionnelle
Je trouve que l'expression "ouverture exceptionnelle" est tres vulgarisée et n'a plus rien d'exceptionnel... En effet, j'ai pu constater que dans le Pays de Gex toutes les grandes surfaces posaient cette pancarte pour afficher leur ouverture pour TOUS les jours fériés ou presque (nous avons sauvé le 1er Mai..).. Je ne sais pas ou l'on va . Mais je suis choquée que les jours fériés ne le soient que pour une catégorie de nantis. Ea proximité de la Suisse n'arrange rien...
Et ne me dites surtout pas que les employés sont payés plus (une misère additionné à leur salaire de misère..) et ont le choix, car pas du tout. Cette misère, bien sûr dans notre Pays de Gex si cher, est une aubaine pour eux mais au détriment d'une vie sociale que peut-être des fois ils aimeraient aussi avoir, afin de la partager avec leur famille..
Voila c'est tout pour aujourd'hui.
Merci pour votre lecture.
Maria Lhermitte, Divonne
PS: J'ai fait le même message à notre député maire et, comme je m'y attendais, rien, pas de réponse..
Noirot reprend des couleurs
Je lis avec plaisir et attention Ferney Candide et suis tombée sur l’article concernant les aquarelles de M. Noirot. Je suis membre de la commission Culture de la CCPG et je voulais simplement vous signifier ce que je savais de cette « affaire ». Comme toute personne désirant obtenir une subvention par la CCPG, M. Noirot est venu nous présenter sont projet lors d’une des premières réunions de cette mandature. Ses aquarelles étaient déjà effectuées puisque nous avons pu toutes les visionner. Après le départ de M. Noirot, une discussion s’est engagée et chacun a pu exprimer son point de vue. Il en est sorti que l’idée recevait un avis favorable avec la demande que cette série d’aquarelles ne reste pas uniquement au siège de la CCPG mais qu’elle puisse faire le tour des communes pour que tout citoyen puisse en profiter.
Il est probable que M. Noirot ait eu des facilités à proposer son œuvre, étant connu et surtout reconnu pour son talent d’artiste, mais je tiens à signifier qu’en aucun cas (à ma connaissance) la demande ne venait de la CCPG, ce n’est donc pas une « commande » qui aurait nécessité bien évidemment une sorte « d’appel d’offre ». N’importe quel autre artiste peut s’il le désire faire le même genre de proposition, elle sera étudiée avec autant d’attention que celle de M. Noirot.
Je tenais à faire ces remarques, car bien que comprenant votre demande de réponse de la part de M. Blanc, j’ai été un peu surprise du ton suspicieux de la lettre de l’association Arts vivants. Bien que nouvellement élue, (ne connaissant pas toutes les ficelles du métier !) je trouve que les discussions au sein de la commission Culture sont ouvertes, libres et fort intéressantes, elles amènent à des décisions qui me paraissent justifiées. Je vous signale qu’une bonne partie de cette commission est composée de nouveaux élus, qui comme moi ne connaissaient pas forcément M. Noirot !
Cher Candide, Je viens seulement de découvrir ton édito concernant la croix de mission qui va parcourir notre beau Pays-de Gex jusqu'à début avril. Cela fait plaisir de voir que Candide (contrairement à notre chanoine du Latran de Président) continue de défendre une conception de la laïcité, fidèle à la loi de 1905. Il y a déjà suffisamment d'églises, entretenues a grand prix et bien au delà des exigences de la loi de 1905, par toutes les communes du Pays de Gex (sans compter les chapelles et leur vitraux...) pour que l'espace public soit laissé libre pour la majorité des citoyens qui ne sont pas catholiques pratiquants mais athées, agnostiques ou simplement indifférents. Par ailleurs au lieu de payer (à moins que là-aussi, quelques communes ne soient passées à la caisse...?) cette "Croix de Mission" (de 200 kilos, avec empattement de 3,20 mètres et 1500 heures de travail, pour la seule décoration), l' évêché aurait été mieux inspiré de payer les vitraux de ses chapelles.
Cher candide, dans cette histoire wifi (voir l'article) , nous ne nous sommes pas dépêchés de déménager.On nous a démonté notre installation et changé les serrures de l'église. Ce qui nous a bien obligés à trouver une autre solution.
Candide n'ayant pas lui-même traité notre correspondant de "teigneux", nous savons désormais quels grands auteurs somnolent sur sa table de chevet: Balzac et Gide.
« Elle s'assit sur une escabelle, prit le teigneux entre ses jambes et se mit à le peigner en lui lavant la tête avec une dextérité féminine et des attentions maternelles » (Balzac, Méd. camp., 1833, p. 10). « Les indigènes sont tous galeux ou teigneux, ou rogneux, je ne sais; pas un n'a la peau nette et saine » (Gide, Voyage au Congo, 1927, p. 698)
Quel bonheur, cher Candide de vous retrouver. En ces temps moroses, j'espère que nous aurons souvent le plaisir de vous lire. Cela fait beaucoup plus de bien (et c'est beaucoup moins cher) qu'une visite chez le médecin.
Merci infiniment.
Longue vie à son insolence qui n'est pas commerce mais nature, se manifestant chez lui malgré soi, malgré tout, en quelque sorte enfant sauvage, orgueilleux et sensible.
Plaisante expansion à cette petite tornade acide et joyeuse qui sait bouleverser notre confort et nos certitudes. Thanks Alex.
Fabienne Faure, 12.1.2009
Infiniment honoré de paraître dans Candide, mais pourquoi m’as-tu affublé d’un collier de barbe ?
Réponse sibylline: il est rare que les agents secrets ne se griment pas un peu...